vendredi 21 décembre 2007

Histoire (Condensée) de la chapelle de ND de Lorette à Brignoles (Var)

Pour ceux qui l’ignorent et qui ont envie de connaître son histoire, il serait dommage pour les Brignolais que nous sommes, de ne pas savoir qu’en utilisant au quotidien, ce qui était l'ancienne voie royale, devenue à la révolution, (par antinomie) l'actuelle rue République. Là, se trouvait (Se trouve) au terme de celle-ci, dans sa partie Ouest occidentale, avec son entrée en regard avec le pont Notre-Dame.
Une petite chapelle sous le vocable de: Notre-Dame de Lorette.
Elle fut pendant presque trois siècles un lieu de priéres pour nos villageois, et un des pèlerinages des plus actif de la région. Plus encore que l’église St-Sauveur, qui était la paroisse officielle de Brignoles.

C’est sans doute à partir de là, de ce voyage, que fut ramené d'Italie ce vocable de:
Notre-Dame de Lorette.
Lors du passage de François I° à Brignoles, de retour de son pèlerinage à Récanati en Italie, puis à la Sainte-Baume, il fut alors décidé par les consuls de la ville, la construction de cette chapelle.
Mais faute de moyens, elle ne put être réalisée tout de suite.

Brignoles étant une ville royale, elle avait souvent à faire face à des dépenses engendrées par les besoins en approvisionnement des nombreuses garnisons de passage.
Ainsi qu’à deux épidémies de peste en 1524 et 1536.
Ou encore à l'invasion impériale de Charles-Quint, qui avait appelé un temps notre ville, Nicopolis. (Ville de la victoire)
Il fallut attendre 1540, pour que les travaux de notre chapelle commencent enfin.
Ils furent souvent intérompus par manque de moyens financiers, et la construction de notre sanctuaire s’éternisa, pour n’être achevée qu’en 1554. Pour la somme de 810 florins.
Au passage, il est à noter que dix ans plus tard en 1564 , de retour lui aussi de son pélerinage à la Sainte-Baume, le Roi Charles IX, au cours de sa fastueuse visite dans notre ville, fit une halte à N-D de Lorette.

Devenu très rapidement un lieu de pèlerinage très fréquenté. La générosité, les legs et les dons y étaient nombreux et commençaient à attiser la convoitise.
Ce fut le cas le 1°Janvier 1585, lors de l’invasion de Brignoles par son ennemi héréditaire, Hubert de Vins seigneur de Forcalqueiret et du Castellas. Qui après s’être emparé de la ville, permit dans l’euphorie de sa victoire et la soldatesque ivre de ses hommes, le pillage et la destruction partielle de notre petit sanctuaire, qui était extra-muros donc d’autant plus vulnérable.
D'où par référence à cette date du: 1° Janvier, l'expression parfois encore utilisée: Les étrennes de Brignoles. Chef des ligueurs, Hubert de Vins, fut tué en 1589, d'un coup d'arquebuse devant Grasse.

De même, il fallut compter sur un trait de temps que trop long, avec la tyrannie du Duc d’Epernon, gouverneur de Provence, qui tenait Brignoles d'une main de fer.
Après avoir échappé à un attentat, la où il était installé à Brignoles, dans le haut de l’actuelle Place St-Pierre.
La peste ayant semé la désolation dans la ville d'Aix, la cour des comptes se réfugia à Brignoles, les états de Provence se tinrent dans notre cité en 1592. 1593. 1594. 1595. La convocation des cours souveraines et des états de Provence, achevèrent de ruiner notre ville.
Toutes ces péripéties, ces guerres ces catastrophes et ces besoins, ne laissaient guére le temps aux Brignolais, de penser à la reconstruction de notre sanctuaire.
Ce n’est en 1594, que décision fut prise par délibération du conseil de la ville, de faire renaître de ses ruines N-D de Lorette, de façon encore plus grande, en y rajoutant un porche.

Il fut alors demandé leurs contributions aux Brignolais, et ordonné une corvée d'une journée d'hommes, de charrettes et de bêtes pour chaque habitant, afin de donner pour amour de Dieu.

Après sa reconstruction, différentes congrégations s’y succédèrent, jusqu’à l’arrivée en 1635 d’une congrégation très prospère (Du nom de Prêtres du Saint-Sacrement) conduite par Mgr D’Authier de Sisgaud. Evêque de Bethléem.

Celui-ci, fût à l’origine depuis N-D de Lorette, de la réforme de l’abbaye Royale de la Celle. qui était alors un couvent et où en présence d'un certain libertinage des dérapages sérieux se produisaient avec de jeunes nonnes faisant leur noviciat. C'est à partir de l’indignation d'une d'entre elles, Marie de Croze, que la décision fut prise sur ordre de Mazarin de fermer ce couvent.

Il faut savoir qu'ayant le just-patronat de notre sanctuaire, les consuls de la ville décidaient seuls, du choix des congrégations à y installer.

Après beaucoup d’aléas historiques, qu’il serait trop long d’énumérer ici, les choses continuèrent ainsi jusqu’à la révolution, où en 1791 notre sanctuaire appartenant à la commune, fut vendu à des particuliers, en tant que biens communaux.

Sans que l’on s’en doute vu de l’extérieur, il existe encore de nos jours chez les propriétaires actuels de ces lieux, toute la partie supérieure de l'autel du chœur de notre petite chapelle, avec encore intacts ses transepts et croisées ogivales d’architecture gothique.

Désormais ! Quand vous marcherez sur le trottoir en haut de la rue république, sachez aussi que vous êtes en partie dessus ou à proximité de sépultures.

Si vous vous en souvenez ?. Ayez au passage, une pensée pour ces lieux.

Sans aucune prétention, il y aura là une humble façon de rendre hommage et honneur à:
Notre-Dame de Lorette, à Marie Reine des cieux.





Partie encore existante de N-D de LORETTE. (Au dessus de l’autel.)




PAUL Alain. Brignoles. (Sources d’informations : Lebrun/Jaubert.)
Voila de façon très résumée et succincte les grandes lignes de l'histoire de notre petit sanctuaire.
Pour plus de renseignements sur l’histoire de N-D de Lorette. Appelez le : 06.85.09.51.40
Ou commentaires par emails : alain.paul83@orange.fr
Ce que je sais, je suis près très volontiers, humblement, modestement, à le partager avec vous.
Je dispose d’autres photos plus actuelles, mais par correction et respect de la propriété privée et du droit à l’image, je ne peux pas me permettre de vous les montrer ici.

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